Je reviens tout juste de la pratique pour le show du Verre Bouteille mardi soir prochain et je prends le temps d’écrire dans mon journal de bord quelques minutes avant de me coucher. Je suis envahi d’une belle et grande fatigue, celle du travail accompli, celle qui va m’aider à dormir sur mes deux oreilles.

La semaine qui vient de passer fut mouvementée de belles discussions et de démonstrations d’enthousiasme de toute part. Je croyais au projet et j’y crois toujours, mais je n’aurais pas prédit tous ces élans de générosité.

Au moment où j’écris ces lignes, nous avons déjà récolté 2 500.00$ !! Vingt-cinq coproducteurs en seulement une semaine ! Et d’autres manifestent encore de l’intérêt, alors pour l’instant, le projet ne semble pas vouloir s’essouffler.

C’est vraiment formidable ce que ça peut donner lorsqu’on répartit le poids sur plusieurs épaules en même temps. Tout semble plus léger. Je me sens poussé par un vent qui me rend encore plus fort, plus confiant... et j’aperçois enfin la lumière au bout du tunnel.

Lorsque je parlais à ma mère tout à l’heure pour lui dire où l’on était rendu, elle m’a répondu spontanément : « C’est génial ! Maintenant, il te reste 175 personnes à trouver ! » Ça m’a barré les jambes.

Disons que pour l’instant, alors que je commence à escalader la montagne, je préfère ne pas regarder vers le haut pour évaluer le temps qu’il me reste. Je préfère pencher ma tête vers le sol et regarder chacun de mes pas, tout en savourant vos encouragements comme un athlète le fait en début de course.

La ligne d’arrivée est encore plutôt loin, mais grâce à ceux qui ont participé au projet et qui me soutiennent, je me sens en pleine forme pour courir le marathon !  Bon. Je suis encore parti dans mes comparaisons ! Il est vraiment temps que j’aille dormir...

En terminant, j’ai bien aimé échanger avec vous, nouveaux coproducteurs, et avoir vos feedbacks sur le projet. J’ai réalisé que vous y croyiez ardemment et qu’il était temps pour moi de faire mon album. Merci pour vos étoiles dans les yeux et dans vos mots.

Un petit moment qui m’a beaucoup touché cette semaine, alors que j’ouvrais l’enveloppe d’un des coproducteurs qui m’envoyait sa contribution.

Sur un papier, une seule petite phrase y était inscrite : « Il n’y a pas de prix pour un rêve.»

C'est vrai au fond. :-)


François Duchesne